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Confidences nocturnes

Dans une vallée enveloppée de mystère et de majesté se dressait un château ancestral, tel un joyau ciselé dans le paysage. Cet édifice imposant incarnait l'essence même de l'opulence et du raffinement à la française.

La façade du manoir, construite en pierres de taille aux teintes chaudes, était ornée de fenêtres à meneaux et de balcons en fer forgé délicatement travaillé. Des statues de marbre, représentant des figures mythologiques, se dressaient dans des niches, ajoutant une touche de mystère et d'élégance à l'ensemble architectural. Les lourdes portes en bois massif, incrustées de ferrures complexes, s'ouvraient sur un monde fortuné et particulier.

À l'intérieur, le château dévoilait ses trésors d'antan. En pénétrant dans le hall d'entrée, le regard était immédiatement attiré par un majestueux escalier en bois sombre, dont la rampe sculptée menait vers les étages supérieurs. Le sol, pavé de marbre noir et blanc, créait un damier sophistiqué sur lequel résonnaient les pas des visiteurs. Des tapisseries flamandes, représentant des scènes de chasse et des festins royaux, ornaient les murs, ajoutant couleur et histoire à l'espace.

Les salles de réception, ornées de draperies flamboyantes et de plafonniers étincelants, se suivaient les unes après les autres. Les salons, vastes et lumineux, étaient aménagés avec un goût impeccable. Agrémentés de cheminées et de meubles somptueux, ceux-ci invitaient à la contemplation et à la méditation, le vestibule permettant de traverser rapidement les cuisines et les vestibules. Des meubles en acajou et en noyer, richement sculptés et ornés de dorures, trônaient sur des tapis persans aux motifs complexes. De grands lustres en cristal pendaient du plafond, diffusant une lumière douce et scintillante qui dansait sur les miroirs dorés et les tableaux de maîtres accrochés aux murs. Les cheminées monumentales, en marbre sculpté, abritaient des feux crépitants qui réchauffaient l'atmosphère, conviant à la détente et à la conversation.

À l'inverse, à l'étage, des chambres aux couleurs majestueuses se faisaient face à chaque couloir, reliées entre elles mais également à des salles de bains imposantes aux carreaux luisants et à la propreté irréprochable. Ces dernières, luxueuses et apaisantes, étaient ornées de lourdes draperies en soie et de lits à baldaquin rehaussés de broderies délicates. Les murs étaient décorés de panneaux de bois finement travaillés et de portraits d'ancêtres, leurs regards sévères et bienveillants semblant veiller sur les lieux. Chaque détail, des commodes marquetées aux candélabres en argent, témoignait d'un soin méticuleux et d'une richesse discrète.

Un bureau aux immenses fenêtres, se situant à l'est, profitait de la chaleur du soleil et de sa lumière qui se répandait doucement. Enfin, le plus beau spectacle résidait à l'ouest, légèrement excentré du reste de la demeure : il s'agissait de la bibliothèque. Le lieu, des plus grandioses et des plus spacieux, offrait à ses invités la vision féérique d'une ribambelle de livres alignés sur des étagères, donnant l'impression de parcourir tous les murs. Pas un grain de poussière ou de saleté ne pouvait être trouvé ; cette salle était le bijou du château. Cette dernière permettait, grâce à ses gigantesques fenêtres, aux rayons du soleil de se déverser à l'intérieur et de profiter de la tiédeur qui s'en dégageait. Des globes terrestres et des instruments de navigation décoraient les coins, témoignant de l'esprit curieux et aventureux de l'occupant. De confortables fauteuils en velours vert olive étaient disposés près des fenêtres qui offraient une vue imprenable sur les collines lointaines et les jardins.

Ces derniers, d'ailleurs, s'étendaient autour du château et offraient un spectacle envoûtant. Des allées ombragées serpentaient entre des parterres fleuris où s'épanouissaient roses et dahlias, tandis que des fontaines murmuraient doucement leurs ondoyants secrets d'eau cristalline. Au loin, les vignobles et les champs dorés se prolongeaient à perte de vue, témoins silencieux de la prospérité de cette noble demeure.

La nuit avait alors enveloppé la demeure d'obscurité, seul le reflet de la lune luisait dans les eaux des marécages. Son unique clarté suffisait à éclairer les endroits les plus sombres d'une lumière douce et apaisante. À l'intérieur du château, une autre source de lumière était visible à travers les fenêtres, émanant d'une flamme de bougie vacillante.

« Célestin ? », interpela soudainement une voix.

Cet appel eut pour effet de surprendre l'autre personne qui releva la tête de son parchemin couvert d'une écriture élégante et raffinée.

« Que diable faites-vous au milieu de la nuit ? », reprit l'individu qui l'avait interrompu.

Célestin hésita, visiblement embarrassé de son aveu, avant de soupirer longuement.

« J'écrivais, Gabriel, répondit-il en reportant à nouveau son regard vers son papier.

- À cette heure-ci ? s'exclama ce dernier, surpris, ma foi, votre inspiration ne semble guère prendre de repos »

Le jeune comte rit avant de secouer la tête, sa longue chevelure châtain suivant son mouvement de balancier, quelques mèches retombant devant ses yeux d'un bleu profond. Il les repoussa d'un geste prompt avant de se pencher à nouveau sur son écriture.

L'archiduc, constatant que son interlocuteur s'était replongé dans sa fable, s'avança et posa le chandelier sur le bureau, octroyant une meilleure luminosité au fabuliste. Il fit ensuite le tour pour se placer derrière l'autre homme, l'observant alors écrire.

« Gabriel, veuillez retenir votre regard inquisiteur je vous prie, supplia doucement Célestin, tentant de cacher son manuscrit.

- Pourquoi donc ? Écrivez-vous des choses honteuses que vous n'oseriez pas avouer mon cher ? gloussa le noble aux cheveux noirs.

- Bien sûr que non ! s'insurgea hâtivement le comte, c'est que je préfère vous laisser la surprise de mes fables. Je vous en conjure, laissez-moi écrire paisiblement.

- Hmm..., réfléchit faussement l'archiduc avant qu'un sourire mesquin ne s'étire sur ses lèvres, à vrai dire, Célestin, je préférerais entendre vos suppliques d'une autre manière. Peut-être que si vous me convainquez autrement ≈.

- Vous n'êtes qu'un rustre coquin, Gabriel, rougit de honte le littérateur en repoussant sa feuille à l'opposé du bureau ainsi que sa plume et son encrier.

- Ma foi, c'est bien véridique. Nonobstant, je perçois que cela ne vous rebute pas mon cher Célestin, se rapprocha le beau diable alors que l'interpelé s'était levé de son siège, se plaçant face à lui.

- N'ai-je pas déjà l'habitude de vos avances présomptueuses ? Je ne suis point certain que d'autres hommes pourraient ainsi vous accepter, rétorqua le comte, essayant de se faufiler jusqu'à ce que Gabriel ne l'emprisonne entre ses bras, contre lui, posant ses mains à plat sur le meuble.

- Où partez-vous Célestin ? Vous n'avez point terminé votre fable, continua l'archiduc alors que son sourire malicieux s'accentuait.

- Je ne voulais point la continuer dans cette tenue, souffla le comte en détournant son visage aux joues écarlates.

- À mon humble avis, je trouve que mes vêtements de nuit vous vont à ravir. Vous devriez les porter plus souvent, encouragea espièglement l'archiduc tandis que ses mains venaient caresser sensuellement les cuisses charnues de son interlocuteur.

- Faites attention à vos mains, mon cher Gabriel, elles pourraient bien s'égarer là où il ne faudrait pas, menaça subtilement et avec amusement le jeune homme à la chevelure châtain soyeuse.

- Merci pour ce conseil si judicieux, remercia en roucoulant langoureusement l'autre noble, tout en soulevant rapidement son amant et en le posant sur le bureau, le faisant s'asseoir face à lui, mais parlons d'un autre sujet qui me tient à cœur. Pourquoi ne m'aviez-vous point dit que vous portiez de somptueux bas en dentelle ? »

Le comte s'ébahit devant l'archiduc avant de devenir aussi rouge que le homard de sa fable, détournant son regard vers la bougie sur le côté.

« Je, ce n'est point... enfin..., bégaya-t-il, ayant perdu toute contenance devant le comportement frivole et aussi direct de son interlocuteur.

- Oui ?, insista-t-il alors que son visage se rapprochait de l'autre homme.

- J'ai pensé que cela serait susceptible de vous plaire..., murmura honteusement le jeune homme en entortillant ses doigts de gêne.

- Oh... Célestin... Vous êtes non seulement une personne de grand esprit, mais en plus, vous êtes fichtrement adorable, comment ne puis-je pas vous adorer ? Vous êtes si parfait, le complimenta-t-il amoureusement et sincèrement tandis que leurs lèvres s'attiraient l'une contre l'autre, leurs souffles se mélangeant.

- Je... ne suis point parfait, réfuta en souriant doucement le comte.

- À mes yeux, vous l'êtes Célestin », confia l'archiduc tandis qu'il venait sceller leurs lèvres dans un tendre baiser passionné.

Sa confession et son geste surprirent le jeune noble qui se laissa finalement emporter par le flot d'émotions. Néanmoins, il se retira bien hâtivement, un air coupable sur le visage, à la plus grande confusion de son amant.

« Gabriel, pensez-vous... qu'il soit normal de ressentir ce genre de... choses entre hommes ? Puis-je... aimer un autre homme... malgré le fait que j'en sois un aussi ? N'est-ce pas... anormal ?, interrogea sincèrement le fabuliste, visiblement peiné et importuné par ces questions.

- Célestin... Ne vous tourmentez point au sujet de toutes ces complications, le rassura tendrement Gabriel en venant affectueusement caresser sa joue, je vous aime, et qu'importe ce que peuvent penser tous ces autres nobles prétentieux, ou bien le Temple, au nom de nos dieux. Qu'importe que le monde soit contre notre amour, je vous aimerai de tout mon cœur et de toute mon âme.

- Que vous êtes romantique mon cher, le charria gentiment le jeune homme en rougissant.

- Seulement pour vous ≈, lui souffla-t-il à l'oreille, permettez-vous sinon que nous reprenions nos affaires dorénavant ? Ou préférez-vous que je vous console ?

- Vous ne pensez donc qu'à.... Cela, marmonna Célestin en effleurant la joue de l'autre homme du bout de ses doigts.

- Vous me rendez fou Célestin, confessa sincèrement l'archiduc en saisissant cette main qui le taquinait, puis en déposant un tendre baiser sur chacun des doigts offerts à sa vue, vous êtes magnifique »

Le concerné prit une teinte écarlate, n'osant pas renchérir sur les paroles provocatrices de son interlocuteur. Finalement, il prit sa décision et l'attira contre lui, souhaitant simplement demeurer dans son étreinte. L'autre noble ne le repoussa pas et resserra alors sa prise autour du plus petit, restant ainsi lovés l'un contre l'autre, perdus dans leur propre rêve, loin de tous les soucis du monde. 

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