Chapitre 7
Stan ouvrit difficilement les yeux, une douleur lancinante dans la tête, les contours de son environnement, devenant de moins en moins flous au fur et à mesure que ses yeux s'habituaient à l'obscurité, uniquement éclairé par quelques bougies.
Un miroir volant apparut subitement devant son visage, écrivant un texte à la hâte :
« Hôte ! Vous voilà enfin réveillé ! J'étais mort d'inquiétude ! J'ai dû vous gaver de médicaments pendant que votre époux avait le dos tourné pour vous soigner ! C'était horriblement stressant ! J'ai vraiment cru que vous alliez y passer ! »
« 𝓗𝓾𝓯𝓯... 𝓜𝓲𝓻𝓸𝓲𝓻... », articula difficilement le châtain, tentant de se relever en même temps.
« Non Stan ! Restez allongé ! Vous sortez tout juste d'un coma de trois semaines ! Il faut encore que vous vous reposiez »
Le jeune homme hocha la tête, cessant de résister pour se détendre dans le lit immense dans lequel il avait été placé. Il détailla promptement la chambre, autour de lui, comprenant qu'il n'était pas dans la sienne.
Celle-là était bien plus opulente et vaste que la sienne, des tapisseries aux fils d'or accrochées aux murs, des objets luxueux étalés sur les tables et bureaux au bois finement sculptés. Quant au lit, son matelas était encore plus moelleux que le sien et les couvertures donnaient l'impression de glisser sur la peau avec une grande douceur tout en gardant toute la chaleur pour la personne qui s'y faufilait dessous. Le châtain poussa alors un soupir de contentement, avant de reprendre sur un ton lent :
« 𝓔𝓽 𝓭𝓸𝓷𝓬... 𝓠𝓾𝓮𝓵𝓵𝓮𝓼 𝓼𝓸𝓷𝓽 𝓵𝓮𝓼 𝓷𝓸𝓾𝓿𝓮𝓵𝓵𝓮𝓼 𝓮𝓷 𝓬𝓮 𝓶𝓸𝓶𝓮𝓷𝓽 ? »
« ... »
« 𝓜𝓲𝓻𝓸𝓲𝓻 ? »
« Vous êtes diabolique hôte », lâcha simplement le système.
Le concerné pencha la tête, souriant doucement.
« 𝓓𝓲𝓼-𝓶𝓸𝓲 𝓽𝓸𝓾𝓽 𝓜𝓲𝓻𝓸𝓲𝓻 »
Ce dernier sembla soupirer avant de tout raconter :
« Après inspection, les médecins ont découvert que vous aviez été empoisonné au laurier rose. Une enquête a été ouverte pour découvrir les coupables. Comme par hasard, une branche de laurier rose a été découverte dans une boîte, sous le lit de la concubine Maya. Celle-ci a été donc condamnée à mort, pendant que le reste de sa famille a été exilée. Concernant la concubine Lili, elle a été également exilée pour complicité avec la concubine Maya. Rien n'a été trouvé chez ses concubines regardant votre disparition ceci dit. L'enquête a également permis de démontrer des traces de corruption, notamment des échanges de lettres entre la concubine Lili et le premier ministre. Cela incluait également d'autres ministres. Une purge a donc eu lieu il y a de cela une semaine. Est-ce que vous êtes content, hôte ? »
« 𝓗𝓶𝓶 », affirma celui-ci d'un air satisfait.
« Et maintenant, vous allez faire quoi ? »
« 𝓓𝓸𝓻𝓶𝓲𝓻 𝓭é𝓳à... », souffla le châtain avant de sombrer à nouveau dans un sommeil profond.
Lorsqu'il se réveilla à nouveau, Stan put apercevoir les rayons du soleil traverser les rideaux fins et inonder la pièce de leur douce luminosité. Le jeune homme cligna des yeux, remarquant également la présence endormie de Miroir à côté de lui. Il resta allongé pendant quelques minutes, profitant du silence paisible ambiant, seulement interrompu par le doux chant des oiseaux.
Cependant, la porte s'ouvrit lentement, le dérangeant dans sa contemplation tranquille, et il tourna la tête vers la source du bruit. La jeune servante, l'apercevant éveillé, fit demi-tour et referma la porte derrière elle, permettant à nouveau au silence de reprendre place.
Stan se laissa alors bercer par la musique naturelle pendant un certain temps, jusqu'à ce qu'il soit à nouveau interrompu par l'ouverture des portes. Il s'apprêtait à maugréer contre ces réveils forcés lorsque son râle mourut dans sa gorge en apercevant la silhouette familière qui s'approchait de lui à toute vitesse, un air inquiet sur le visage, réveillant le système par la même occasion.
« Stan !, s'exclama l'empereur en venant s'asseoir à côté de lui, sur le bord du lit, se tournant rapidement vers les serviteurs qui l'avaient suivi, sortez tous, laissez-moi seul avec mon impératrice ! »
Ces derniers s'inclinèrent et ils se retrouvèrent uniquement tous deux. L'inquiétude fit alors place à la colère et il reprit sur un ton contenu :
« Stan... Y a-t-il quelque chose que tu devrais me dire ? »
Le concerné demeura silencieux, malgré la traduction affichée sur la surface lisse de son système.
« Stan..., gronda la voix de l'empereur, alors qu'il se rapprochait de son bien-aimé, n'y a-t-il donc rien que tu dois m'avouer ?
- 𝓙𝓮... 𝓠𝓾𝓸𝓲 𝓭𝓸𝓷𝓬 ?, murmura celui-ci, à la fois confus et culpabilisant, détournant les yeux.
- Tu... »
Son époux finit par se redresser et soupirer lourdement, se forçant visiblement à se calmer.
« Stan... n'as-tu donc aucune... considération à l'égard de ta vie ?, demanda son interlocuteur en prenant la main du châtain et la posant contre sa joue, j'étais mort d'inquiétude, j'ai pensé que tu allais mourir, me quitter à nouveau... Si ton artéfact n'avait pas été présent pour me rassurer, je serais devenu fou... »
Il posa son front contre sa main, fermant les yeux, avant d'embrasser cette dernière, déposant des baisers éthérés sur chacun de ses doigts.
« Stan, je t'en supplie, ne refais plus jamais cela. Ne dédaigne plus jamais ta santé, je t'en conjure..., le supplia l'empereur en serrant entre ses mains celle de son impératrice.
- 𝓙𝓮... 𝓟𝓪𝓻𝓭𝓸𝓷..., s'excusa d'une petite voix le châtain, 𝓳𝓮 𝓼𝓾𝓲𝓼 𝓭é𝓼𝓸𝓵é... 𝓙𝓮... 𝓙𝓮 𝓹𝓮𝓷𝓼𝓪𝓲𝓼 𝓺𝓾𝓮 𝓬'é𝓽𝓪𝓲𝓽 𝓵𝓪 𝓶𝓮𝓲𝓵𝓵𝓮𝓾𝓻𝓮 𝓯𝓪ç𝓸𝓷 𝓭𝓮 𝓶𝓮 𝓭é𝓫𝓪𝓻𝓻𝓪𝓼𝓼𝓮𝓻 𝓭𝓮 𝓬𝓮𝓼... 𝓹𝓻𝓸𝓫𝓵è𝓶𝓮𝓼.
- C'est gentil mon amour, mais je préfère que tu ne joues plus de cette manière avec ta vie, j'ai vraiment cru te perdre..., murmura l'empereur, quelques larmes coulant sur ses joues.
- 𝓙𝓮 𝓷𝓮 𝓵𝓮 𝓻𝓮𝓯𝓮𝓻𝓪𝓲 𝓹𝓵𝓾𝓼 𝓳𝓪𝓶𝓪𝓲𝓼, 𝓽𝓾 𝓪𝓼 𝓶𝓪 𝓹𝓪𝓻𝓸𝓵𝓮 », promit sincèrement Stan.
Son interlocuteur ne dit mot mais se contenta de reculer pour enlever son manteau, le laissant tomber au sol dans un bruit étouffé. Puis, tout en continuant à garder sa main dans la sienne, il se glissa sous les draps, enserrant le plus petit contre lui. Janvier leva ensuite la main de son bien-aimé pour la poser contre sa joue, sa main tenant celle du châtain.
« Laisse-moi... juste rester ici... un peu... avec toi..., l'implora son époux dans un chuchotement, j'ai besoin d'entendre ton souffle... »
Le jeune homme demeura silencieux et se contenta simplement de laisser l'empereur l'enlacer contre lui.
« 𝓙𝓮 𝓼𝓾𝓲𝓼 𝓭é𝓼𝓸𝓵é, 𝓳𝓮 𝓷𝓮 𝓿𝓸𝓾𝓵𝓪𝓲𝓼 𝓹𝓪𝓼... 𝓳𝓮 𝓷'𝔂 𝓪𝓿𝓪𝓲𝓼 𝓹𝓪𝓼 𝓹𝓮𝓷𝓼é..., confia finalement Stan, relevant légèrement le visage pour regarder Miroir qui n'arrêtait pas de tourner autour d'eux pour jouer le traducteur.
- Je comprends... mais je ne veux plus que tu mettes ta vie en danger, même pour mettre un terme à la corruption de la Cour... Je ne veux plus que tu me laisses seul Stan... Que dois-je dire à nos enfants à ce moment-là ?, murmura Janvier en enfouissant son visage dans le cou de son bien-aimé.
- 𝓙𝓪𝓷𝓿𝓲𝓮𝓻, 𝓻𝓮𝓰𝓪𝓻𝓭𝓮-𝓶𝓸𝓲, ordonna doucement le châtain en plaçant ses mains sur les joues de son époux, 𝓳𝓮 𝓽𝓮 𝓳𝓾𝓻𝓮 𝓺𝓾𝓮 𝓳𝓮 𝓷𝓮 𝓯𝓮𝓻𝓪𝓲 𝓹𝓵𝓾𝓼 𝓳𝓪𝓶𝓪𝓲𝓼 𝓬𝓮 𝓰𝓮𝓷𝓻𝓮 𝓭𝓮 𝓬𝓱𝓸𝓼𝓮𝓼, 𝓳𝓮 𝓯𝓮𝓻𝓪𝓲 𝓪𝓽𝓽𝓮𝓷𝓽𝓲𝓸𝓷 à 𝓶𝓪 𝓼𝓪𝓷𝓽é 𝓮𝓽 𝓳𝓮 𝓷𝓮 𝓽𝓮 𝓵𝓪𝓲𝓼𝓼𝓮𝓻𝓪𝓲 𝓹𝓵𝓾𝓼 𝓳𝓪𝓶𝓪𝓲𝓼 𝓼𝓮𝓾𝓵, 𝓷𝓲 𝓽𝓸𝓲, 𝓷𝓲 𝓷𝓸𝓼 𝓮𝓷𝓯𝓪𝓷𝓽𝓼.
- Stan..., soupira l'empereur en plongeant son regard dans celui de son impératrice, tout en le reportant vaguement vers le miroir flottant, promets-moi simplement de demander mon aide, au lieu de tout assumer par toi-même.
- 𝓙𝓮... 𝓙𝓮..., bégaya le jeune homme, perturbé par tant d'amour et d'attention, 𝓳𝓮 𝓿𝓪𝓲𝓼 𝓮𝓼𝓼𝓪𝔂𝓮𝓻...
- Je ne veux pas que tu essayes, je veux que tu le fasses, répliqua son partenaire.
- 𝓙𝓮... 𝓐𝓵𝓸𝓻𝓼, 𝓹𝓮𝓻𝓶𝓮𝓽𝓼-𝓶𝓸𝓲 𝓭'𝓮𝓶𝓹𝓻𝓾𝓷𝓽𝓮𝓻 𝓽𝓮𝓼 𝓰𝓪𝓻𝓭𝓮𝓼 𝓭𝓮 𝓵'𝓸𝓶𝓫𝓻𝓮... »
Un silence prit place dans la pièce, un air pensif sur le visage de l'empereur, semblant perdu dans ses propres réflexions. Puis, il reprit finalement la parole :
« D'accord, très bien, mais à une condition. Je veux que tu penses avant tout à ta sécurité. Et je te préviens d'avance. Tout ce que tu feras en leur présence ou ce que tu leur demanderas de faire me sera reporté.
- 𝓒𝓮𝓵𝓪 𝓶𝓮 𝓬𝓸𝓷𝓿𝓲𝓮𝓷𝓽, accepta le jeune homme en hochant la tête.
- Alors, tout est réglé, soupira son compagnon, je t'enverrai l'un de mes gardes les plus compétents la prochaine fois.
- 𝓣𝓾... 𝓣𝓾 𝓷'𝓮𝓼 𝓹𝓪𝓼 𝓸𝓫𝓵𝓲𝓰é..., hésita le châtain.
- Tout pour toi, mon amour. Maintenant dors, il faut que tu récupères », ordonna avec douceur l'empereur.
Le concerné posa ainsi sa tête contre le torse de son mari, appréciant le fait de se baigner dans cette chaleur confortable et rassurante entre ses bras. Petit à petit, Stan se laissa bercer par les battements de cœur de son époux, sombrant à nouveau dans un sommeil paisible.
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Oui, un chapitre assez court XD. Je ne sais que dire, j'ai écrit certains de ces chapitres il y a fort longtemps. Donc n'hésitez pas à me faire part de votre ressenti ou de votre opinion, vos commentaires me font toujours plaisir, tant qu'ils sont constructifs ^^.
FF
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