15
Dans le froid glacial du soir nous arrivons enfin vers Versailles. J'ai passer mon voyage seule et le roi m'a ignorer ou simplement envoyer des pics tout le long de la route. Pourquoi agit-il ainsi ? Guillaume m'a embrasser c'est un fait et je ne vais pas le nier mais mon retour devrait lui prouver mon amour. Ainsi je n'ai plus aucune raison d'hésiter à lui dire ce que je sais au sujet de l'homme qui prend de plus en plus de place dans mon cœur. Malgré mes sentiments qui s'affolent à sa simple pensée je me retiens de trop les dévoilés et de me laisser emporter dans un courant qui pourrait entraîner ma perte. Quand nous entrons dans le palais tout Versailles dort. Le roi saisit alors ma main et affiche un visage crispé part la colère. Quand nous arrivons enfin dans mes appartements il me lâche assez violemment et les gardes referment les portes derrière lui.
Son regard vif et haineux me transperce et je ne sais pas où me mettre. L'angoisse s'empare directement de moi serait-il vraiment capable de lever la main sur moi part jalousie ? Car c'est cela et rien d'autre ! Il ne peut me parler de trahison dans l'état actuel des choses puisqu'il passe son temps dans le lit de la Marquise de Montespan qui a fait tout un foin pour venir à ma place. Bien décidé à ne pas me dégonflé je soutient son regard malgré mon appréhension et il me dit simplement avec un ton tranchant
- Vous l'avez aimer ?
- De q...
- SON BAISER !!! Hurle-t-il en s'approchant dangereusement de moi.
Sans comprendre pourquoi aucune paroles n'arrive à sortir de ma bouche et je suis tétanisé. Quand il aime il peut-être d'une douceur incroyable mais quand il hait il peut-être bien plus violent dans ses paroles. J'ai peur je le sais mais je me suis à la fois braqué à cause de ses paroles et son comportements qui laisse à désiré quand on y réfléchit bien. C'est un homme qui a le droit à tout mais qui dès qu'il perd la main sur quelqu'un se met dans une colère terrible. Il veut avoir le contrôle sur tout mais cela finira par la ronger de l'intérieur. En deux pas il est proche de moi et saisit ma mâchoire à une main ses doigts enfoncer dans mes joues me font mal et il lance alors
- Répondez moi !
Son regard vif et haineux me dit que si je lui répond positivement il finira par réellement s'en prendre à moi. Prier ne m'aidera en rien dans cette situation et j'aimerai que quelqu'un me vienne en aide mais face au roi une seule personne a le pouvoir de l'arrêter. Dans un élan de courage je change d'optique et me dit que je n'ai rien à perdre alors avec un regard plus courageux je lui répond avec détermination
- Oui Sire j'ai aimé. Autant que vous avez pu aimer la Marquise.
Son visage se décompose en l'espace d'une seconde et il me lâche. Je profite alors pour reculer de quelques pas et il me suit du regard visiblement troubler. Il ne réalise pas ce que je viens de lui dire puis après un moment de silence son visage se déformé de nouveau dans la rage et il lance tout ce qui peut avoir à porter de main. Quant à moi je tente d'éviter ce qui traverse la pièce et dans un élan incontrôlable il se dirige vers moi sans rien dans les mains mais bien avec l'intention de m'asséner un coup. Au sol après avoir éviter une multitude d'objet je ne peux rien faire et son coup est arrêter par quelqu'un qui apparaît derrière lui.
Philippe a saisit son bras d'une poignée de fer et se place ensuite entre moi et Louis. Je sais pertinemment qu'il n'a pas droit d'agir ainsi sur le roi et lui non plus mais les hurlements de Louis ont du réveiller tout le voisinage et Philippe se doit de le contenir.
- Écarte toi. Lance le roi avec le regard déterminer.
- Non. Tu te donne en spectacle mon frère mais en plus de cela tu oses lever la main sur la seule femme qui a su contenir tes colères et t'apaiser. Rétorque Philippe avec un ton énervé.
- Et que penses-tu de cela : Ta chère sœur s'est laisser approcher par l'ennemie et à aimer cela ! Lâche-t-il comme un pic tandis que Elyzabeth entre dans la pièce et m'aide à me relever.
Les nobles en chemise de nuit et robe de chambre commencent à envahir le couloir et tout ceci ne passera pas inaperçue quand je me promenerais dans tout le palais demain. Je n'entendais que cela et non loin de là porte j'aperçois le Comte de Beaumont le regard inquiet et curieux. Philippe se tourne vers moi pour observer dans mes yeux la vérité. Oui il s'agit bien de la vérité mon frère mais je sais que tu sauras faire la part des choses. Philippe en a bien assez de me voir souffrir à cause de son frère et je sais qu'il a conscience que j'étais dans une situation délicate à Reims.
- Son amour à toujours été fidèle envers toi même quand tu étais dans l'erreur mon frère. Rappel toi bien ce jour, celui où tu t'es donner en spectacle... Lance Philippe en pointant son menton vers la foule qui écoute en dehors. Et comme celui où tu as définitivement perdu son cœur. Fini Philippe en restant planter devant son frère.
- Très bien. Puisque tu as choisis ton camp et quelle m'a trahit...
- Vous m'avez aussi trahis Sire !!! Crie-je à travers toute la pièce en coupant sa phrase.
- VOUS M'AVEZ TRAHIS ET POUR CELA VOUS SEREZ ENFERMER ICI JUSQU'À MON RETOUR ! Hurle-t-il avant de se diriger vers la porte de sortie.
Les gardes ferment les portes derrière lui et je fond en larmes dans les bras de la personne qui a toujours été la pour moi Elyzabeth. Celle-ci regarde Philippe comme si elle attendait son accord et il ouvre la porte de ma chambre pour se rendre compte qu'à présent quatres gardes entourait Celle-ci. Qu'il en était de même pour la porte de Elyzabeth vers laquelle je pourrais m'échapper. A présent je suis prisonnière ici à cause de la tyrannie d'un seul homme. Ce n'est pas de l'amour mais de la folie à ce stade là. Dans un excès de tristesse j'arrache le collier bleu qu'il m'avait offert jadis et le lance à travers la pièce.
- Éléonore calme toi. S'exclame mon amie en passant ses bras autour des miens.
Je m'écroule alors au sol en l'emportant dans ma chute et Philippe saccroupit devant moi pour venir essuyer mes larmes. Je suis exténué et au bord du précipice. La douleur dans ma cage thoracique me donne juste envie de hurler et il me pose alors une simple question
- Que s'est il passer à Reims pendant ta captivité ?
Sa voix douce m'apaise légèrement et commence à lui conter tout ce qu'il a pu m'arriver. Du moment où j'ai franchis les portes du couvent jusqu'au moment où Guillaume m'a laisser partir. Dans mon récit j'omet m'a promesse et Comte et dévoile alors qu'il est l'espion qui s'est infiltrer dans Versailles mais aussi à quel point il a pu me soutenir lors de notre chemin retour. J'admets mes doutes face à mon amour pour Louis et ma vérité face à mon cœur qui s'ouvre pour Guillaume. Même si Philippe ne semble pas en total accord avec tout mes choix il ne dit rien et mon amie est toucher pour moi. Je ne sais plus quoi faire je suis perdue dans les méandre de mon cœur et je sais que le mien penche vers l'ennemie de la couronne Française.
- Tout ceci est arriver à cause du Comte. Crache Philippe en se relevant
- Philippe ne laisse pas la colère guider tes décisions. Lance Elyzabeth qui se place face à lui.
- Mais il nous a trahit ! Lâche-t-il avec le visage déformé
- Et Louis à trahit Éléonore. Remarque-t-elle en lui tenant tête droite comme un piquet.
- Je sais que ce que j'ai fais peut être rapporter à de la trahison. Mais... Philippe tout ceci n'est que souffrance pour moi. Et Elyzabeth à raison tu le sais aussi bien que nous. Je ne te demande pas de choisir mais de comprendre. Dis-je en observant son visage se crispe et des larmes de colère couler le long de ses joues.
- Je vais aller trouver Christopher et régler les comptes avec lui. Crache-t-il en se dirigeant vers la porte.
- Philippe ! Rappel toi qu'il l'a aussi aider et peut-être serait-il plus judicieux de lui demander sa version des faits. Fini Elyzabeth avant que son amant ne passe le pas de la porte.
Assise sur le bord de mon lit je sais encore une fois que je ne vais pas dormir de la nuit. A présent je suis tracasser pour le Comte et je ne pense qu'à Guillaume qui n'aurait pas laisser faire tout ceci. Même en captivité au couvent j'étais libre de mes mouvements mais ici je suis comme un animal en cage sous prétexte que sa Majesté s'est retrouver avec un ego toucher. Elyzabeth s'assoit alors à mes côtés et me dit
- J'aurais préféré que tu entends mes paroles plus tôt...
- J'ai préféré croire en cet amour mais je me suis rendu compte qu'il n'allait que dans un sens et...
- Pour Guillaume je ne le connaît pas, je ne l'ai même jamais vu mais Éléonore tu connais ton cœur. Méfie toi tout de même de lui. En vérité tu n'aimes plus Louis depuis quand ? Demande mon amie avec la plus grande sincérité.
- Depuis que je l'ai vu dans ses bras. Tout s'est détérioré mais j'ai voulu y croire tu sais comment je suis. Avoue-je avec un sourire.
- C'est justement parce que je te connais que je t'ai prévenu et que je sais déjà que t'es sentiments sont vrai pour Guillaume. Fini-t-elle avant de poser sa main sur la mienne.
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