𝐃𝐞𝐜𝐞𝐦𝐛𝐞𝐫 𝟏𝟗𝟗𝟓 [𝐉-𝟏𝟏𝟔]
— Qu'est-ce que tu fais ce soir? demande-t-elle alors.
Dixie veut s'assurer qu'il n'a rien de prévu, elle aime beaucoup la romance moldu et elle veut vraiment tout préparer pour que tout soit parfait. Le jeune homme redresse la tête et la penche un peu sur le côté.
— Rien, enfin je ne crois pas, pourquoi? demande-t-il, curieux.
Inconsciemment, il se doute que ça a un rapport avec ce qu'elle veut lui offrir. Il se demande d'ailleurs ce qu'elle peut bien avoir à lui offrir alors qu'elle lui a déjà offert cette boîte bien que ce soit un cadeau partagé avec Fred. Dixie relève timidement la tête et sent ses joues chauffer mais heureusement, elles sont déjà rouges à cause froid.
— C'est pour ton cadeau, enfin .. je .. c'est pas vraiment un cadeau .. je ne sais pas trop mais euh ... J'ai quelque chose à t'offrir, bafouille-t-elle.
Dixie ne sait plus où se mettre, elle est vraiment mal à l'aise et en a mal au ventre mais c'est normal, elle le sait. George hoche la tête, puis rit en voyant sa réaction. Visiblement, ce qu'elle doit lui offrir ne doit pas être anodin pour qu'elle soit dans cet état.
— On verra ce soir alors, t'en fais pas, dit-il en déposant un baiser sur son front.
La jeune fille est vraiment bien dans ses bras et le paysage tout blanc donne un côté romantique et c'est magique. C'est comme dans ces comédies moldus qu'elle a vus à la télé, là où les couples s'embrassent.
— Oui, répond-elle, on verra ce soir. Oh, regarde, voilà Globule!
Elle essaie de changer de sujet et heureusement Globule arrive et George relève la tête en entendant Dixie exploser de rire en voyant la petite tête de sa chauve-souris, ce qui lui provoque un rire à lui aussi.
— Mais, où es-tu allée? rit-elle.
Globule grogne, elle a la tête pleine de neige et Dixie entend le rire de Fred et elle comprend très vite qu'ils se sont chamaillés.
— Bah alors, t'as trop cherché Fred, et il s'est vengé? rit George.
— Il se venge parce que tu n'arrêtes pas de lui péter au visage, réplique Dixie.
Il continue de rire et lâche finalement les mains de Dixie pour attraper l'animal et vient nettoyer la neige sur son museau en ricanant toujours.
—Fallait s'y attendre en même temps, dit-il.
George caresse alors la tête de l'animal pour essayer la réchauffer un peu. Il jette ensuite un regard à Dixie et sourit un peu comme un idiot. Il est très heureux, et ne veut absolument pas que les choses changent. Il est très amoureux de la brunette. Globule éternue une bulle de morve et s'empresse d'aller dans la poche de George pour se réchauffer.
Elle n'aime pas beaucoup la neige et compte bien se venger de Fred. La petite créature éternue de nouveau et Dixie sourit, elle les trouve vraiment mignons. George a toujours adoré la neige, même étant petit. Il allait souvent jouer sous la neige avec sa famille et avec Fred, ils s'amusaient à enterrer Ron ce qui énervait leur mère.
Au départ, Dixie était inquiète que Globule donne une moustache à George mais maintenant, peu importe ce que lui réserve l'avenir, elle sait qu'il prendra soin de la chauve-souris et elle est soulagée que ce soit lui que la créature ait choisi. Et George a toujours adoré les chauves-souris alors savoir qu'il en a une aujourd'hui est un immense plaisir, ça a toujours été son rêve d'enfant et il est désormais le maître d'une adorable petite boule de poils.
La brune lève la tête vers le ciel et sourit, elle adore tellement la neige. L'hiver est sa saison préférée et elle passe des heures entières dehors même sans bouger, simplement pour être dans son élément. Elle fronce son petit nez quand un flocon se pose dessus et le jeune homme l'observe en souriant, ce cadre enneigé rend la situation romantique pourtant, George n'est pas un très grand amateur de romance. Il trouve Dixie vraiment magnifique, elle rayonne comme la plus chaude journée d'été.
— T'es vraiment belle Dixie, lâche-t-il.
Il a pensé à voix haute, et rougit avant de détourner le regard, un peu gêné d'avoir parlé si fort, et se frotte le visage en se raclant la gorge. La jeune fille tourne la tête vers lui et rougit à son tour avant de se mordre la lèvre et sourit en voyant George rougir ce qui le rend adorable, elle s'approche et pose une main sur sa joue.
— Merci, dit-elle, toi aussi tu es très beau. Tes cheveux contrastent avec la neige, c'est magnifique. Ne sois pas gêné, ton franc parlé fait de toi qui tu es et j'aime beaucoup.
— Je suis tellement heureux, souffle-t-il.
— Moi aussi, je suis heureuse, souffle Dixie. Et je pensais ne jamais pouvoir l'être après la mort de mes parents. Mais grâce à toi, je le suis vraiment et j'aurais adoré que mon père et ma mère puissent te rencontrer. Ils t'auraient tellement adoré.
Elle sait que ses parents auraient adoré le rouquin et elle est peinée que ce ne puisse pas être le cas. Profitant que personne ne soit là, la brune tend la paume de sa main vers le sol. La neige qu'il y a par terre s'élève doucement avant de prendre la forme d'un cœur qui vient se loger dans sa main et elle le tend à George avec un sourire.
— Merci, souffle-t-il.
Elle se retourne vers les autres qui sont assez loin alors elle s'amuse à leur envoyer des boules de neiges ce qui les fait crier. La jeune fille se met à rire et se retourne vers George, s'approche de lui et se met sur la pointe des pieds pour l'embrasser. Il répond en souriant puis elle lui saute dessus pour qu'il tombe par terre et bascule en arrière, l'entraînant dans sa chute. Dixie lui met de la neige sur le visage en riant et il riposte.
— Tu vas me le payer! s'écrit-il en riant et en posant ses mains sur sa taille pour lui éviter de tomber.
— J'aimerais bien voir ça, dit-elle en riant.
Les joues de George sont rouges, non seulement à cause de leur proximité mais aussi à cause du froid.
— Ah oui? Aucun souci, rit-il.
C'est l'une des meilleures journées que Dixie passe et elle est vraiment heureuse. Elle hurle de rire quand George lui montre de quoi il est capable et en pleure même en ayant mal au ventre. La pauvre Globule bouge beaucoup à cause d'eux et elle souffle de la fumée. George profite de cette proximité pour prendre une nouvelle fois le temps de détailler chaque parcelle de son visage, un large sourire sur les lèvres.
Dixie rougit en sentant les mains du garçon sur sa taille, elle a son visage à quelques centimètres du sien et elle le regarde. Il est si beau et elle se demande comment il peut être son petit ami et pourquoi il l'a choisie elle, alors qu'il avait d'autres choix. Et elle ne peut pas attendre le soir. Elle lui caresse la joue et le regarde dans les yeux.
— Je t'aime, George, souffle-t-elle.
Le jeune homme se stop dans sa bataille de neige, a-t-il bien entendu? Il se redresse d'un coup, restant assis dans la neige, Dixie sur les genoux. La jeune fille rougit et pense avoir fait une bêtise en voyant la tête du garçon mais un large sourire prend à nouveau place sur le visage du rouquin.
— Redis ça pour voir? Je veux être sûr d'avoir bien entendu, demande-t-il pour s'assurer qu'elle lui ait bien dit.
Dixie s'empourpre davantage et cache son visage entre ses mains. Elle a le visage en feu et n'ose pas se redresser surtout qu'être assise comme ça, sur les genoux de George lui provoque des papillons dans le ventre.
— J'ai dis que ... Je t'aime George Weasley, dit-elle. J'ai trouvé que c'était le bon moment pour te le dire.
Elle veut être sincère avec lui et elle espère qu'il ne se forcera pas à lui dire la même chose. Elle ne veut surtout pas le brusquer. La brune relève la tête et lui prend le visage entre ses mains et lui sourit.
— Je t'aime pour pleins de raisons différentes, murmure-t-elle. Mais je t'aime surtout parce que tu me fais me sentir bien et que je n'ai pas peur de me dévoiler à toi.
George sourit de plus belle, il réalise à quel point il est amoureux d'elle, à part sa mère, personne ne lui a jamais dit l'aimer. Il en a le souffle coupé. Elle l'aime. Dixie Wayland l'aime. Le jeune homme n'a pas l'habitude d'avouer ce genre de chose parce qu'il n'a jamais eu de petite amie mais il le pense très fort, il aime Dixie. Il reste à l'observer encore sous la surprise.
— Tu m'aimes, moi? Pour de vrai? questionne-t-il.
Il sent bien la sincérité dans sa voix, et cela ne peut que le rendre encore plus heureux. Il remet ses mains sur ses hanches et les caresse avec douceur, frémissant au contact de ses mains sur ses joues.
— Eh bien laisse-moi regarder, dit-elle en regardant autour d'eux. Je crois que tu es le seul garçon dans les parages alors je suis pratiquement sûre qu'il s'agit de toi.
Le jeune homme pose ensuite ses mains sur ses joues et la regarde droit dans les yeux en souriant toujours. Il caresse ses joues rosies par le froid et hoche la tête, heureux.
— C'est parfait. Tout est vraiment parfait, déclare-t-il.
George rapproche alors son visage du sien pour venir l'embrasser passionnément. Il l'aime aussi mais il a simplement besoin d'un peu plus de temps pour le dire. Dixie l'entoure de ses bras et répond au baiser. Elle n'est pas du tout en colère ou triste ou quoi que ce soit parce qu'il ne lui a pas dit en retour. Certaines personnes ont besoin de plus de temps et peut-être qu'il ne l'aime pas comme elle l'aime ce qui l'inquiète un peu à vrai dire mais elle ne le forcera jamais à ce qu'il lui dise. La jeune fille se recule pour reprendre son souffle
— Eh oui, pour de vrai, George, reprend-elle. Je n'ai pas l'habitude de ... enfin, je ne sais pas comment on s'y prend. Tu es le premier garçon à qui je dis ça alors ..
George sait qu'il finira par lui avouer qu'il l'aime, c'est même sûr, il a simplement besoin d'un peu plus de temps pour s'y préparer, et pour s'éviter de bafouiller n'importe quoi sous le stress. La brune finit par se relever pour ne pas l'écraser encore plus et George fait mine de bouder et attrape sa main pour se remettre debout.
— Vous êtes vraiment dégoûtants, lâche Fred en arrivant.
George pousse un soupir et se frotte le visage avant de se tourner vers celui-ci en roulant des yeux.
— Tu n'es pas avec Angelina? demande George.
— Non, Ginny l'a kidnappée, répond l'autre rouquin. Eh lutin, il y a le professeur Lupin qui te cherche.
— Oh, s'exclame Dixie, merci, on se voit plus tard.
La jeune fille part en courant avant de revenir pour déposer un baiser sur les lèvres de George puis repart ce qui le fait rire alors que Fred se retourne vers George avec un sourire en coin.
— Tu l'as fait fuir, bravo, marmonne George.
— Moi je l'ai fait fuir? C'est Lupin qui la cherchait, pas moi mon vieux.
George remet ses mains dans ses poches, puis a un sursaut en se rendant compte que Globule est toujours dans le fond de sa poche, et il se met alors à la grattouiller gentiment.
— Elle est partie en courant à cause de toi, je te signale, ricane le jeune homme en jetant un coup d'œil à Ginny et Angelina qui discutent.
— Pourquoi tu fais cette tête d'imbécile? demande Fred.
— Elle m'a dit qu'elle m'aime, souffle-t-il en rougissant.
— J'aurais jamais pensé qu'une fille puisse t'aimer, plaisante-t-il. Bon, et alors? T'as dis quoi? Tu l'aimes vraiment?
— Très drôle, souffle-t-il doucement
Le rouquin reste silencieux quelques secondes. Il a besoin de temps pour dire ce genre de choses, même s'il le pense très fort. Il aime Dixie Wayland, plus que tout.
— Je n'ai rien dit, je l'ai juste embrassée. Mais je l'aime, j'ai simplement besoin de temps pour le lui dire. J'ai envie de faire les choses bien, c'est tout, avoue-t-il.
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